J’ai donc fait l’expérience de la vie étudiante indienne à l’université de Pune : saleté, pas d’eau pendant 1 jour, odeurs nauséabondes, repas pas chers et très épicés (que j’arrivais à manger mais pas mon copain du Ladakh, comme quoi j’ai du m’habituer). En gros intéressant, avec des rencontres de gens que je ne rencontrerais nulle part ailleurs, comme des moines bouddhistes du Maharashtra organisant une association d’abhidhamma international un prof de Pali aveugle, etc.
Nous avons donc visité les grottes d’Ellora, mais j’ai manqué Ajanta, qui était vraiment ce que je voulais voir, à cause de la fermeture du site le lundi. Nous avons quand même essayé d’y aller le mardi en prenant des tickets de train en classe « Générale », c’est-à-dire une classe où il n’y a pas de siège assignés. Le train était surpeuplé, les gens en colère, les odeurs diverses, la chaleur, pas de siège. À l’idée de me tenir debout ainsi pendant 8h (enfin, 8h c’est ce qu’on nous avait dit… peut-être que ça aurait été 7h, ou peut-être 9, 10 ou 15h !), mon courage s’est écroulé et j’ai touché un mur en disant à Tashi que non vraiment, je ne pouvais pas, ou alors c’était la mort assurée. Bref, nous sommes rentrés et j’ai passé 2 jours à boire du chai et parler philosophie avec un moine ladakhi, enfin des vacances. Je suis triste de ne pas avoir vu Ajanta, mais content de m’être rendu compte de ma limite. Ça me servira pour plus tard.
Ce soir à 4h du matin, je dois prendre un train pour Delhi (je dois car mon ticket n’a pas été encore confirmé – la réservation sur les trains indiens est tres complexe) et y arriver 25h après. Ce sera ma dernière étape, et je dois avouer que je serai content de retrouver Chicago : un peu de propreté, et un peu de luxe… et par luxe j’entends du vin !