Thursday, August 5, 2010

News flash

J’avais l’impression que l’électricité se faisait rare en ce moment, mais je m’étais dit que cela n’était peut-être que le produit de mon imagination. Mais non. Je viens d’apprendre que nous allons être privés d’électricité 8 heures chaque jour pour 10 jours, et la raison (tenez-vous bien) c’est que l’une des trois turbines qui fournissent l’électricité à Kathmandu a rouillé. Oui, oui, rouillé. J’ai juste envie de dire « non mais c’est vraiment n’importe quoi », même si Victor et Lorris se paieront bien ma tête en m’imaginant dire cela.


So I felt like we were getting less electricity these days, but then I thought it was maybe my imagination... but no. I was just informed that we are getting a special 10 days of shortage with 8 hours a day without electricity because (listen well) one of the three turbines providing electricity for Kathmandu RUSTED. Yes, it RUSTED. So it's not like there are thousands and thousands of turbines to take care of. No, no. One turbine dies, and the whole valley loses 8 hours of electricity. It's crazy!!!

I told my roommate here: "I can't believe it! These people cannot take care of three turbines?" And he said: "oh! you are at the moment of 'these people'. Sweet."

Panneaux - Signs

Les panneaux sont quand même l’une des choses les plus appréciables du Népal. Certains sont mignons, certains bizarres, et certains sont, comment dire ? eh bien on ne sait pas vraiment s’ils sont ridicules ou intentionnellement drôles.

Here is a little anthology of signs. Some are cute, some are strange, some are.. well, I never know, either witty or ridiculous.




Voici ce qu’on peut voir à l’entrée du grand monastère Gelugpa de Kopan : « Durant votre visite au monastère de Kopan, veuillez éviter de tuer, voler, mentir, avoir une activité sexuelle, consommer des drogues comme le tabac, etc. » Je n’étais pas sûr si l’interdiction s’appliquait à toutes ces choses à la fois ou si l’on pouvait en choisir une ou deux… Bref, ce fut dur de se restreindre pour la demi heure où je suis resté…

I was confused with the precise meaning of this sign at the entrance of the big Kopan monastery: does the restrain apply to all of them as a group or each individually? Can you chose one or two? Well, I was too weak...



En gros ça dit : « Ceux qui déposent leurs détritus ici sont des cochons (ou des chiens) ». Je ne suis pas certain de l’efficacité de la formule par rapport au traditionnel «Veuillez s’il vous plait...», notamment au vu de ce qu’il y avait sur la route devant…

Roughly, it says: "those who put garbage here are pigs (or dogs). I wonder if that works better than "Please..." Judging by what was in front, I am not sure that's much more efficacious.

Pour les Francophones : « La seul et unique production et réparateur des vieilles du Népal » (et oui, ça sonne aussi mal en anglais)


Pour la coupe du monde de football : « Nous allons regarder le foot seulement sur Samsung… et vous ? »

Le dharma bouddhique fait vendre ! Il est dit: Toutes choses ont une cause!", pour un cafe internet (tu n'y bois pas de cafe, mais ca s'appelle quand meme comme ca)

The Buddhist Dharma sells!

Monday, August 2, 2010

Né-de-lui-même - Self-arisen



La raison poiur laquelle il faut se lever

à 5h du matin:

goûter à ces moments magiques.

A reason why you should get up at 5am: to experience these magical moments.

Donc hier, j’en avais marre de mes bouquins, et le stoïcien-bouddhiste que je suis a suivi le mot d’ordre de l’empereur philosophe Marc-Aurèle à lui-même: “abandonne les livres!” Après mon traditionnel chiya et crèpe à la banane du week end, N. et moi sommes partis pour Swayambhu, l’autre grand stupa de Kathamandu, à l’ouest de la ville. Swayambhu signifie né de lui-même : c’est que ce l’état de Bouddha doit être si l’on veut faire de lui un état inconditionné, ne dépendant de rien et étant délivré de toute souffrance (et comprendre comment cet état inconditionné peut être produit par un chemin conditionné a engendré des débats et doutes pendant des siècles parmi les savants bouddhistes – débats passionnants mais sans doute pas pour la plupart des lecteurs de ce blog, d’où mon silence pudique).

Je voulais aller voir Trulshik Rinpoche, un très vieux Lama, l’un des derniers à avoir été éduqué et formé au Tibet, mais mes mérites karmiques ne sont pas suffisants ! Comme je ne savais pas vraiment où était sa maison (on m’avait dit « vas –là-bas et demande », la méthode népalaise qui marche du tonnerre, puisque l’une des maladies indo-népalaise c’est de t’indiquer le chemin pour trouver ce que tu cherches, même si l’on a aucune idée d’où ca se trouve), nous avons marché des heures dans les collines et les champs autour de Swaymabhu et apprécié cette campagne luxuriante et surtout si calme par rapport à Baudha ! (mon quartier) Voici quelques photos :


Yesterday, I was fed up with my books and I took the advice of the great philosopher-Emperor Marcus-Aurelius: "abandon your books!" After a nice chiya and banana pancake, N. and I went to Swayambhu, literally the Self-arisen (Buddhahood must be self-arisen if you want to say that it is a state that is not conditioned by anything and is absolutely liberated, even though the Buddhist Path still aims at producing it... this created for centuries intricate philosophical problems which are fascinating, but probably to a very few readers of this blog). Anyway, this is the second largest stupa of Kathmandu, on the West side.

I wanted to meet Trulshik Rinpoche, a very old Tibetan Lama, one of the last one of the old generation educated and raised in Tibet. I knew he was living in a monastery close to Swayambhu, but I had no idea where it was exactly. Hence we just started to walk around, asking people about possible Tibetan monasteries. Quickly we ended up walking in hills and fields, and it was a great pleasure to be on a mini-treck outside, in nature. Here some photos.



Au sommet de la colline, le stupa de Swayambhu.

On the top of the hill, the stupa of Swayambhu.







Après plusieurs heures de marche, on a finalement trouvé sa maison, mais sans pouvoir y entrer. Il semble être en très mauvaise santé maintenant (il doit avoir 90-95 ans). Il fait construire un nouveau monastère, qui sera sans doute très beau. Il est en construction, mais j’ai pensé que cela pourrait vous intéresser de voir cette construction pas finie. Même les peintures ont encore à recevoir leurs yeux !

We did find the house of Trulshik Rinpoche after few hours, but we were not able to see him. Apparently, his old age does not let him recieve visitors anymore. We did visit his new monastery which is being built now, and I thought you would benefit from photos of such a structure, not yet finished. Even the paintings of the main temple are missing their eyes!





Oui oui, c’est bien un énorme nid de guêpes, juste au dessus d’une fenêtre du monastère. Comment fait-on, quand on est bouddhiste et qu’on se doit de respecter toute vie animale, pour régler le problème ?

Yes, this is a wasp nest, just on a window of one of the monasteries. Now, when you are a Buddhist who are forbidden to kill sentient beings, how do you deal with that?


Après toutes ces heures de marche, nous sommes finalement revenus au point de départ, Swayambhu (enfin, après avoir essuyé la saucée de la mousson de l’après-midi). Nous avons alors visité les multiples temples, petits stupas et monastères construits sur la colline. Comme dans la plupart des autres monastères visités cette journée, on a pu rencontrer les moines ou laïcs qui y vivent et parfois être invités à boire un coup et discuter un peu – parler le tibétain aide ! Le plus beau moment fut cette rencontre avec ce moine qui ne semblait rien de spécial, mais qui était en fait un moine très éduqué, ayant passé 13 ans à étudier la philosophie au grand monastère de Drepung, dans le sud. Il nous invita sur la terrasse du monastère pour boire un coca et deviser à propos de choses et d’autres. Assis ainsi sur un tapis en parlant tibetain et en contemplant toute la vallée de Kathmandu, j’avais bien conscience que c’était là un de ces moments qu’on n’oublie pas. Je n’aime pas trop mettre de photos de moi, mais cette fois-ci je crois que ca vaut la peine, surtout avec la tête du moine.

Beaucoup de temples sur cette colline et beaucoup de singes aussi ! Les singes sont peut-être les vrais gardiens des temples. En tous les cas, ils aiment à regarder les touristes.

After hours of walking, we finally came back to Swayambhu, and we visited the different temples, stupas and monasteries established on the hill. As in many of the monasteries previously visited that day, we met monks or lay people taking care of the place who invited us to drink some juice or some coke. It always helps to speak Tibetan! The most beautiful moment was when a monk who looked like a little monk and who in fact studied 13 years in the great monasteries of the south of India invited us on the roof of his temple to drink a coke and have a little talk in front of the whole Kathmandu valley. Now, this was a moment, one of those you keep forever. I don't like to put photos of me, but this one is something, especially with the face the monk makes.

Many temples on this hill, many monkeys too! I was not sure who was guarding whom. Maybe the monkeys were just watching the tourists.






Les singes aiment quand les pélerins font des offrandes, surtout si elles sont comestibles.

Monkeys like when pilgrims make offerings to divinities - especially if they are tasty offerings



À l’intérieur du monastère de Shamar Rinpoche, le « Lama à la coiffe rouge », une statue grandeur nature du XVIe Karmapa.

Inside the moanastery of Shamar Rinpoche, the statue of the XVIth Karmapa.






Moment de la puja, le rituel de Mahākāla.

Time for puja.

Le stupa où sont sensées être conservées les reliques d’Ananda, le grand disciple du Bouddha lui-même.

This stupa is said to protect the relics of Ananda.


Selon la tradition, ce serait le stupa qui abrite les restes de Vasubandhu, le grand docteur deu Dharma. Mais je n’ai jamais entendu dire qu’il avait quitté son doux Kashmir pour venir jusqu’au Népal !


Joy, this is specially for you! Guess whose stupa that is? Vasubandhu! Yes! Well, at least that's what they say... I know, I know, you never heard he left Kashmir for Kathmandu.

Tuesday, July 27, 2010

Surnoise - Sneaky

Voilà, vous voyez bien, je ne mens pas. Elle est là, toujours à me regarder, à vouloir me faire peur. Elle n'est pas énorme, mais pas petite non plus, et surtout elle est toute plate, capable de se faufiler partout. Évidemment, elle a choisi le meuble où je mets ma nourriture pour se cacher derrière... et le pire, c'est cette attitude sans gêne qu'elle a, le jour, de montrer juste ses pattes.

Bah.... peut-être que c'est une bonne chose, que je dois arriver à surmonter ma peur. J'ai donc décidé d'en faire un exercice spirituel - eh oui, Marc-Aurèle n'est pas bien loin. Je l'ai baptisée Clothilde, et quand je rentre je lui demande comment était sa journée, si elle a attrapé des moustiques, etc. Je me suis même surpris à me demander où elle était quand je ne la voyais pas, espérant que ma voisine ne l'avait pas immolée contre le mur. Si ça ce n'est pas de la force d'âme...



So, see, I am not lying. She is ALWAYS here (remember, spider is feminine in French, hence it must be so in reality - French, like Sanskrit, being the language of the gods). She is not little, and she is this kind of spider totally flat. The worst part is that she lives behind the cabinet where my food is, and during the day she just shows some legs sometimes, like she is trying to make a statement (I'm spideer, I'm here, get used to it).

Well, maybe this is to test me, and it is something I need to work on. So I have decided to accomodate with her. I call her "Clothilde", and when I come home I ask her what she's been doing, if she caught some mosquitoes, etc. (a little like when I came home and I was talking to Tucks - also known as Tucker pooker). Maybe I will be able to transcend my fears. I mean, this trip should be beneficial in some ways.

Friday, July 23, 2010



Je n’ai pas beaucoup écrit récemment, mais si c’est pour vous dire que je travaille beaucoup c’est un peu sans intérêt. Mais bon, c’est aussi vrai. Plus le départ approche – dans 3 semaines – et plus je me sens stressé à l’idée que je n’aurai pas fini ce que je voulais faire. Je m’entends très bien avec les savants avec qui je travaille, et je fais vraiment des progrès importants dans la compréhension de mon texte. J’ai aussi un bon prof de littérature moderne, avec qui je vais commencer à lire de la poésie. J’ai commencé à écrire des parties de chapitres de ma thèse et j’espère toujours être capable de finir le brouillon d’un peu plus d’un chapitre.

Je finalise lentement les dernières étapes de mon voyage. Le but final est de visiter un site que je désire voir depuis des années, les grottes d’Ajanta, à mi-chemin entre l’Inde du Nord et l’Inde du Sud. C’est un site incroyable où ont été conservées des sculptures et peintures d’une beauté incomparable. Il y a cette image du Buddha alors qu’il était dans une de ses vies passées tenant dans sa main une fleur qui est pour moi l'un des sommets de la peinture, et pas seulement bouddhique. Il faut donc que je me débrouille pour aller de Kathmandu à Pune (Inde occidentale, à 4h de train de Bombay/Mumbai), où je retrouverai Tashi, un bon ami ladakhi, avec qui j’irai visiter les grottes. Je ne m’étais pas vraiment rendu compte que trouver un ticket de train en Inde un mois à l’avance représenterait un défi. Mais bon, l’Inde a quand même une population assez importante et celle-ci voyage généralement en train. Après m’être brillamment rendu compte de cette évidence, mon bon géni me précisa que le train qui m’intéressait ne possédait plus qu’un seul billet. Evidemment je l’ai manqué, et j’avais soit la solution de prendre une couchette en catégorie slippers (soit avec des familles nombreuses, des animaux, des gens malades, à surveiller ses affaires constamment, etc.) soit faire un voyage de 47h dans une couchette plus tranquille… Après bien des palabres avec l’agent de voyage qui apparemment connaissait les trains indiens autant que moi – soit presque pas -, j’ai finalement trouvé un train partant le 19 août de Gorakhpur, pas très loin de la frontière népalaise, pour aller jusqu’à Mumbai. De là, il me faudra prendre un autre train pour aller a Pune. Mumbai-Pune ce fera en 4h. Gorakhpur-Mumai en 30h. Voilà ce que j’appelle se prendre du bon temps.

Sinon, j’essaie de terminer mes achats de livres et j’ai commencé à chercher une compagnie pour les faire envoyer. Tout le monde me déconseille la poste népalaise. Avec mes derniers achats de livres, j’arrive à un total de 58 kg (mieux que mon dernier séjour). Je sais bien c’est beaucoup, mais quand pourrai-je à nouveau acheter des livres tibétains ? Et puis, comme les éditions là-bas publient des choses de facon limitée, si on ne saisit ce qui se présente, on peut ne jamais plus avoir la possibilité de le trouver pour les 20-30 prochaines années. Bref, je me suis déjà rendu dans plusieurs bureaux, et je vous passe les détails des marchandages pour tenter de trouver un bon prix.

Je ne visite presque pas, étant concentré sur mes études, mais je me laisse un jour le week end pour aller voir en dehors de Bauddha, mon quartier. Samedi dernier, après mon traditionnel petit-déjeuner luxueux (masala chai et crêpes à la banane), je me suis offert en honnaeur de Krishna Jaganath (dont on a commencé la célébration qui va durer 2 mois) le coiffeur-barbier-masseur pour 1,20 euro – oui, ils font tout en meme temps ici. Ensuite, j’ai été avec N. (celui qui apporta les fromages, saucisson, banyuls bénis de chez nous) à Thamel encore pour chercher du thé, des bouquins, et manger une pizza. Quelques photos des alentours de Thamel.










Not much recently, again fully dedicated to advance the research. I made some significant progress thanks to the clarifications brought by the Khenpos, the Tibetan scholars. Without them, for sure, my dissertation would look differently. I am even wondering if I won't be forced to come back another time to lead some further research with them, since I cannot find any help or almost in the US.

Last week end was a little more relaxing. I had my traditional week end indulgences - breakfast at a nice cafe in front of the stupa with masala chiya and banana pancakes - and I discovered that the Saturday Cafe one of the most high-trend - well, Kathmandu high-trend - cafe here is owned by ... French people! Well, French Canadians, so you know what I think, but still. That would explain all the cakes there. Then, in honor of Krishna (the celebration of Krishna Jaganath, the Lord of the Universe, started last week, and will last for 2 months, or so I was told), I had a hair-cut, shave and massage at a hair-salon. Ok, now you need to know that first of all, they all do the three. Second of all, when I say hair-salon, it is more like a vegetable shop where they put a mirror and a big chair. Third, that it was on the whole a nice experience, and that my hair is not worse than when I get it cut in Chicago... and all that for $1.80!

Then I went to Thamel with N (who provided the cheese-wine-saucisson from the last post) and we had a very tasty pizza, some tea tasting, some books to buy, some cotton to buy for more shirts, and finally some classical Indian music concert (again, for Krishna). On the whole a very relaxing day. Above are some photos of the neighborhood.

I am slowly finalizing the last part of my trip. I want to leave Kathmandu around August 15th and get to Pune, next to Mumbai/Bombay, where I will meet Tashi, a good friend from Ladakh, with whom I will go to the glorious and wonderfully fabulous Ajanta and Ellora Caves, a climax in the history of religious art. Silly me, I thought that there would always be train tickets, India is big and has many trains… well, India is big and it has many people too, and they generally travel by train. Realizing there was almost no train tickets left (well, no ticket that I would want to purchase - there is always train tickets if you want to travel with whole families, take care of the kids and the alive chicken, witness people getting sick, etc.), I had to rush and get a ticket from Gorakhpur to Mumbai, and from there I will go to Pune. It is a 30 hours train travel. Now, that’s what I call fun.

I also started inquire for shipping my books, because I think I finally made the last purchase – well, maybe. At this point, I weighed a total of 58 kg of books and photocopies (so 120 Lbs). I know! but when am I going to be able to purchase Tibetan books again? And you know how they are: they publish a series, and then for 30 years they don’t publish it anymore. So there are things I found that will be useful in the future, some I could not let them pass in front of me, and some that are just gems – I mean, the newly publication of Ngog Lotsawa’s writings???? I know, how could I let it go!

Anyway, I will have to ship part of it, and so it has been so far in DHL-Cargo offices heavy discussions, haggling, pressure on the manager to get a better price… In the end, he looks like he is making you a favor and sacrificing part of his family to please you, and you have to ignore the fact that he yielded and that you won – because in fact you did not really win.

Monday, July 12, 2010

On va pas se laisser aller non plus - Let's not be lenient


Un mois déjà! Un mois entier ici, et toujours cette impression que je viens d’arriver… Il y a encore tant à faire, tant à apprendre, et dans un peu plus d’un mois maintenant, il sera déjà le temps de repartir. Je sais bien que les enseignements bouddhiques nous préviennent de l’impermanence des choses, mais quand même… ou peut-être ne le sais-je pas vraiment. Oui, oui c’est sûrement ca.

Donc pour fêter ce premier mois, les dieux ont apporté la pluie. La vraie, la mousson : toute la nuit il a plu, puis toute la journée. Ca a un peu rafraichi, ce qui est assez agréable.

Ca c’est pour la façon de fêter népalaise. Mais il y aussi eu une fête a la française… avec Comté, chèvre, saucisson, et Banyuls ! N, qui vient d’arriver il y a 2 semaines, a ramené dans sa valise tout ce qu’il faut pour survivre pour un Français – et encore plus un Français qui habite les Etats-Unis. Bref, on a eu un déjeuner avec toutes ces bonnes choses, le poulet au curry que sa cusinière avait fait, des gâteaux achetés au Saturday Café, et tout ca sur du Lully. Ce fut un moment très spécial entre Népal et France. Voilà:


So it has been a month. A MONTH! Already. I can't believe it. And I am so under what I wanted to do, of course. I have now little more than a month, and it will already be time to pack and go. There is still so much to do, so much to learn... And all those books to ship!

To celebrate the anniversary of my arrival, the gods brought the monsoon. Yes, the real one: it rained all night and day yesterday, and today most of the day. It chilled out slightly the temperature, which was nice.

That was the Nepalese celebration. But there was also a French one. N who arrived from France few weeks ago brought cheese, saucisson (or dry salami as the imported Italian Americans would say... no comment) and wine. Not plastic cheese from Jewel, no no no no... real goat and cow cheese from the heart of France... yeeeeeeeeeeees. So we had a special meal: Banyuls (a finely sweet wine, that you can drink chilled), with cheese and saucisson, then some chicken curry that his Rosario made (that's for Wesley) and some desert we got from the saturday cafe, from where we also got bread. Lully was playing the Bourgeois gentilhomme. In short, a typical Nepalese-French sunday dinner, with style and taste, and stylish taste. Here is how it looks like (sorry for the blurry photos):




Ce matin, pour ceux qui connaissent, j’ai rencontré Deshung Rinpoche. Sa précédente « incarnation » fut très importante car elle enseigna à de nombreux Américains qui devinrent d’importants professeurs d’université, comme mon directeur de thèse. Il est mort dans les années 80, et est revenu, comme les Tibétains disent, en la personne de ce jeune garçon de 19 ans, très calme, sérieux et facétieux à la fois. Grâce aux connections que j’ai tissées avec d’autres Tulkus (Lamas réincarnés), j’ai pu le rencontrer, malgré son emploi du temps chargé, j’étais donc très content. Ensuite, privilège supplémentaire, j’ai pu visiter le très beau temple Sakya accompagné par son précepteur qui me raconta les multiples histoires associées avec les figures illustres peintes sur les murs. Encore quelques photos :

And this morning, for those who know, I met Deshung Rinpoche, the "new one", 19 years old. A very calm and serious Rinpoche, whose mother is American and his father Tibetan. It was very nice to get to talk to him despite his busy schedule. Here are some photos of the monastery.




Sakya Pandita ou Sapan, l'un des plus grands savants tibetains de tous les temps. Je suis un fan.

Sakya Pandita, or Sapan, one of the greatest scholars of Tibet. I am a total fan.


Les trois grands erudits sakya: Shakya Chokden, Gorampa and Taktsang Lotsawa.

The three great scholars of the Sakya School: Shakya Chokden, Gorampa and Taktsang Lotsawa.


Ngorchen Kunga Zangpo!!!!

Pour finir, il me faut avouer que j’ai rencontré une star. Eh oui, même une star de cinéma ! Kathmandu, c’est vraiment le Cannes de l’Asie. Si vous avez vu Kundun de Martin Scorsese, vous avez que c’est l’histoire du Dalai-Lama, depuis sa naissance jusqu'à son exil. Trois ou quatre acteurs jouent le Dalai-Lama à différentes époque s de sa jeunesse, et j’ai rencontré celui qui jouait le Dalai-Lama à 4-5 ans. Au premier abord, je ne m’en suis pas aperçu, ni même qu’il était un Tulku d’ailleurs. Un soir, on s’est réuni à plusieurs, et il a fait des popcorns. Et oui, un moine-acteur faiseur de popcorn, ca ressemble à ça :


Otherwise, I finally have to confess that I met a celebrity. Yes, Kathmandu is such an Asian LA... I met him not knowing he was who he was, but when I was told, and I did recognize him. Have you seen Kundun by Martin Scorsese? THe second actor who played the role of the Dalai-Lama (he was playing the age of 5-6 maybe), is still a monk, and is actually a Tulku, a reincarnated Lama. One night, we had a little gathering, and he prepared popcorns. Yes, a popcorn-making monk, that's what it looks like: