Hier je suis allé voir une copine à Thamel, le quartier touristique que je n'avais jamais vu avant (j'y ai mangé une pizza au fromage de Yag -ou plutôt de Dri puisque c'est la femelle du Yag - pas mauvaise), et nous sommes ensuite allés nous promener dans d'autres quartiers plus typiques. Comme elle parle bien népalais et qu'elle habite ici depuis plusieurs mois, elle était le guide parfait. J'ai pu trouver certains livres sanskrits pour ma plus grande joie:
Yesterday I went to see a friend in Thamel, the touristic area of town. THat gave me the opportunity to eat a pizza with Yag cheese (or rather Dri cheese, since YAg is the male and Dri the female). She has been living in Kathmandu for several months now and knows Nepali pretty well, so she was the perfect guide. We walked a fair amount of time in less touristic areas, and she brought me to a bookshop selling Sanskrit books... So let me share the bliss with you:
Comme le prix s'élevait a 3000 rupees (environ 30 euros) et que je n'avais sur moi que 2000 rupees, le vendeur me dit que c'est bon, je peux venir le payer demain. Je me dis que je reviendrai donc pour payer et prendre les livres. Mais non! Il veut que je prenne les livres et que je revienne! Incroyable! Il ne me connait de nulle part, je ne suis même pas un local, et il n'hésite pas a me faire confiance (1000 rupees ce n'est quand même pas rien au Népal). Est-ce parce que nous vivons dans des sociétés hyper-protégées, rongées par le désir hygiénique du tout sécurisé que je m'étonne tant de ce geste somme toute si simple? Bref, aujourd'hui, j'y retourne pour honorer ma dette.
Since in the end, it was 3000 rupees (so $40), and I had on me only 2000, I told the shop-keeper that I would come back tomorrow. He said that it was fine, I could pay him what I can and come back tomorrow. I thought I would give him the 2000 and take the number of books I could and come back the day after. But no! He meant that I could take all the books and pay the rest tomorrow. This was truly a great moment (confusing at first): this guy had never seen me, I am not a local, he had no guarantee I would come back, and he just trusted me. Is it because we live in highly-protected societies where people take insurances on insurances, societies that get sick from their hygienic obsession with an all-secured prospect that I was so amazed? Whatever that is, I am back today to pay back my debt.
En revenant de cette librairie, n'ayant plus guère d'argent, j'ai pris un mini-bus plutôt qu'un taxi confortable. Serrés les uns contre les autres autant que possible (il faut rentabiliser), dans la chaleur moite de Kathmandu, nous, les passagers, attendions patiemment que le conducteur soit convaincu que personne d'autre ne pouvait entrer dans le van, ou que la circulation soit plus fluide. Les enfants – et les adultes aussi d'ailleurs- me regardaient avec étonnement, parce que les hommes pales ne prennent pas souvent ce genre de transport (ne serait-ce que parce que sans parler népalais, tu n'as pratiquement aucune chance de t'en sortir puisque tout le monde t'indique des directions opposées pour trouver le bus qui te ramènera chez toi). Étrangement, pressé dans le fond du bus, transpirant dans cette chaleur moite, je n'aurais pour rien au monde échangé ce moment pour un siège dans les métros de Paris ou Chicago.
Entre le libraire et le bus, j'ai vraiment eu l'impression de boire un grand verre de contact humain aujourd'hui.
Suivent quelques photos des rues bouillonnantes.
Between the shop-keeper, the crowded mini-bus, I felt like I drank a big glass of human contact today. It feels good to quench one's thrist sometimes.
Some photos of the lively streets below.